Jours fériés 2019 : liste et normatives pour les employeurs

Publié le 02/01/2019 par Sonia Mokrani

jours fériés 2019

En tant qu’employeur, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver parmi les différentes réglementations relatives aux jours fériés. Quelles sont les dates des jours fériés 2019 en France ? Sont-ils chômés ou non ? Vos salariés peuvent-ils prendre des vacances ces jours-là, et comment sont-ils rémunérés ? Capterra a compilé la liste des jours fériés 2019 et de ce que prévoit la loi pour vous aider à y voir plus clair et à planifier le temps de travail de votre personnel.

Liste des jours fériés 2019 en France

En 2019, les 11 jours fériés reconnus par l’article L3133-1 du Code du travail tomberont aux dates suivantes :

  • Mardi 1er janvier 2019 : Jour de l’An
  • Lundi 22 avril : Pâques
  • Mercredi 1er mai : fête du Travail
  • Mercredi 8 mai : fête de la Victoire 1945
  • Jeudi 30 mai : Ascension
  • Lundi 10 juin : Pentecôte
  • Dimanche 14 juillet : Fête nationale
  • Jeudi 15 août : Assomption
  • Vendredi 1er novembre : Toussaint
  • Lundi 11 novembre : Armistice 1918
  • Mercredi 25 décembre 2019 : Noël

À noter que l’Alsace-Moselle compte deux jours fériés de plus, le 26 décembre en l’honneur de la Saint-Étienne ainsi que le 19 avril 2019, date du Vendredi saint. Certains départements et régions d’outre-mer bénéficient également de jours fériés en commémoration de l’abolition de l’esclavage.

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Le calendrier Capterra des jours fériés 2019 à télécharger (PDF)

Ce que dit la loi française sur les jours fériés

Jours chômés ou non ?

L’unique jour obligatoirement chômé pour tous les salariés est le 1er mai. Une exception est toutefois faite pour les entreprises de service public qui ne peuvent interrompre leurs activités (transports, hôpitaux, etc.).

Pour les autres jours fériés, la loi impose uniquement un repos pour les jeunes de moins de 18 ans (sauf dérogation). En principe, c’est donc l’employeur qui déterminera si les salariés travailleront ou non. Il existe toutefois de nombreuses conventions collectives qui prévoient un repos lors de ces jours fériés.

Les heures perdues pour cause de chômage de jour férié ne peuvent être jamais récupérées à un autre moment.

Quelle rémunération ?

Les salariés ayant au moins 3 mois d’ancienneté dans l’entreprise ne subiront aucune perte de salaire s’ils ne travaillent pas un jour férié. S’ils travaillent, leur salaire ne sera pas majoré, sauf stipulation plus avantageuse dans la convention collective. Si le jour férié chômé coïncide avec un jour de repos hebdomadaire, celui-ci n’entraîne aucun supplément de salaire.

S’il tombe le 1er mai, le salarié a droit au maintien de son salaire, quelle que soit son ancienneté. Si, au contraire, le salarié travaille ce jour-là, son salaire sera doublé.

Et si les jours fériés coïncident avec un jour de repos hebdomadaire ou un congé payé ?

Malheureusement pour les employés, ce jour férié ne pourra pas être récupéré, sauf convention collective plus avantageuse. Ce sera le cas du jour de la Fête nationale (14 juillet) qui tombera un dimanche cette année. Les salariés ne pourront donc pas prendre congé le vendredi qui précède ou le lundi qui suit ce jour férié.

En revanche, si le jour férié tombe pendant une période de congé du salarié, celui-ci pourra prendre un jour de plus. S’il tombe lors d’un jour ouvrable et chômé dans l’entreprise, il ne sera pas décompté sur les congés payés. Par contre, si ce jour férié est travaillé dans l’entreprise, il sera décompté comme un congé payé.

Quid des ponts ?

La loi ne stipule rien à ce sujet. Les entreprises peuvent autoriser les employés à prendre un jour de congé entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire. Si l’on prend les exemples du jeudi 30 mai et du jeudi 15 août de l’année 2019, l’employeur peut donc permettre aux salariés de prendre congé les vendredis qui suivent ces deux jours.

Les heures perdues lors des journées de pont peuvent être récupérées à une autre date, en fonction de la convention collective. Elles sont toutefois récupérables uniquement pendant les 12 mois qui précèdent ou qui suivent les jours de pont. Elles doivent en outre être réparties de façon à ne pas augmenter le temps de travail quotidien de plus d’une heure et le temps de travail hebdomadaire de plus de huit heures. Elles font l’objet d’une rémunération normale, sans supplément.

Si l’employeur prévoit des jours de pont, il doit veiller à bien les notifier et à replanifier l’horaire de travail hebdomadaire de concert avec le comité d’entreprise ou les délégués du personnel. Une fois défini, le nouvel horaire doit être affiché et soumis à l’inspecteur de travail.

La journée de la solidarité

Instaurée à la suite de la canicule de 2003, la journée de la solidarité est un jour de travail non rémunéré dans le but de financer les actions soutenant les personnes âgées et les personnes handicapées. Elle ne doit plus obligatoirement coïncider avec le Lundi de Pentecôte comme cela était initialement le cas. Elle peut ainsi s’effectuer lors d’un jour férié chômé, lors d’un jour RTT ou lors du jour déterminé par l’employeur ou par une convention collective. Elle ne peut toutefois pas tomber un dimanche.

Comment gérer les jours fériés en tant qu’employeur ?

Face à cette multitude de paramètres à prendre en compte, il est conseillé à l’employeur d’utiliser un logiciel de gestion des absences. TSheets et ClockShark vous permettent par exemple d’avoir une vision globale en temps réel du temps de travail des employés et de gérer la paie très rapidement.

En fonction de la date à laquelle ils tombent, les jours fériés entraînent plusieurs complexités au niveau de la rémunération, du chômage ou encore de la récupération. Une bonne connaissance des différentes réglementations qui les régentent et l’emploi d’un logiciel de gestion des absences adapté à votre entreprise vous permettront de mieux gérer les jours fériés 2019 et les absences de vos salariés.